SUR LES PAS DE CHARLES DE FOUCAULD
Hoggar printemps 2012

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Beaucoup de gens vont dans le Hoggar pour se livrer aux joies de l'escalade. Le frère Ventura, un des quatre moines se partageant la permanence au sommet de l'Assekrem (vaste plateau situé à 2780 mètres d'altitude) est d'ailleurs guide dans le massif. Il est également religieux catholique et part souvent en tournée dans les tribus nomades de la région, apportant une assistance souvent médicale à ce peuple en voie de disparition.

Paradis montagnard, le Hoggar est aussi le lieu d'une rencontre au début du vingtième siècle entre un homme hors du commun, Charles de Foucauld, et le peuple touareg. Charles de F. y eut des amis sincères, également des ennemis puisqu'il fut massacré en 1916. Son œuvre a participé à la conservation de la culture touareg, langue connue comme non écrite à son époque. Il a su aussi lancer un pont solide entre deux religions que l'on imagine souvent ennemies.

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Premier jour, samedi 3mars
Arrivés dans la nuit, nous avons fait connaissance avec notre lieu d'hébergement. Au programme une visite de Tamanrasset, les rues, le marché. Nous avons aussi été accueillis par les petites sœurs qui maintiennent une présence chrétienne en terre musulmane. Ensuite la première résidence de Foucauld, « La Frégate », puis  le « bordj », fortin construit sur le conseil de ses amis Kel Tamashaq. De nouveau les rues, les arbres vénérables et les petites échoppes, le centre commercial.

Second jour, dimanche 4 mars
Nous partons pour l'oued Tanguet. Rencontre d'une méharée de touristes. Relief ! Site de pierres gravées, déjeuner somptueux préparé par nos accompagnateurs. Gueltas, plantes du désert. Enfin bivouac dans un site impressionnant, vaste plaine entourée de montagnes. Il fait froid la nuit, en mars.

Troisième jour, lundi 5 mars
Nous redescendons de la dépression de Tanguet. Village, objets d'artisanant local. Un peu sous le choc de la rencontre avec le désert.

Quatrième jour, mardi 6 mars
C'est le grand jour, nous partons pour l'Assekrem. L'essentiel du travail est fait par les véhicules qui nous conduisent au refuge au pieds du sommet. Il ne reste plus que 200 mètres à monter pour arriver sur le plateau où nous attend le frère Ventura. Coucher de soleil sur le massif du Tahat, point culminant du Hoggar, à 2918 mètres. Nous redescendons dans la nuit.

Cinquième jour, mercredi 7 mars
Lever avant l'aube pour voir le jour se lever depuis l'ermitage. Un dernier adieu à frère Ventura. Petit déjeuner au refuge. à la redescente un peu de marche, pas beaucoup, nous sommes pressés par le temps, la distance est longue et la piste difficile. Promenade dans Tamanrasset. Et puis une autre nuit africaine.

Sixième jour, jeudi 8 mars
Départ pour le cirque d'Ilamane, situé symétriquement à l'Assekrem par rapport au pic Tahat. Un piste permet de joindre ces deux endroits mais on nous indique qu'elle n'est pas praticable. Gravures rupestres, puis arrêt dans un village dans lequel les femmes s'assemblent pour offrir de très beaux travaux d'artisanat. Ensuite, arrêt près d'une oasis foisonnante de cultures. La nuit est très très fraiche, mais une soirée autour du feu avec les chants traditionnels nous réchauffe le cœur.

Septième jour, vendredi 9 mars
Nous rejoignons Tamanrasset par un grand détour par le sud qui nous permet de voir d'autres villages, d'autres points d'eau. C'est fini, pas envie de prendre des photos... 

Nous sommes restés un jour de plus, en repos à l'hôtel Tahat, construit en 1978 sur les plans de l'architecte Fernand Pouillon. Une tempête de sable avait provoqué l'interruption des communications aériennes avec Alger.

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